Haïti, le pays où l’État d’urgence sanitaire ne flotte que sur l’océan oral – AZ-INFOS

Découvert en Chine (Wuhan) depuis la fin de l’an 2019, le nouveau Corona-virus continue à frapper de plein fouet la population mondiale avec déjà environ 85 000 morts selon des rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

De son côté, Haïti a officiellement enregistré son premier cas le 19 Mars dernier, annonce qui a été faite par Jovenel MOÏSE, le président de la République qui, du même coup, avait déclaré état d’urgence sanitaire sur toute l’étendue du territoire national. Dans les faits, quelles sont les réelles dispositions mises en branle, sinon que la fermeture des portes des écoles et des églises ? Entre autres, qu’est-ce qui a changé dans le fonctionnement quotidien du peuple haïtien ?

Dans les médias, le gouvernement déploie ses organes de communication pour parler d’un ensemble de dispositions prises pour faire face au covid19. Cependant, force est de constater au niveau des rues, des marchés publics, du transport en commun et dans d’autres seuils d’activités du pays que rien de concret n’est à signaler. Toute idée de confinement mise de côté, ne nous est-il pas impérieux d’adopter une autre attitude dans notre vie de chaque jour?

En effet, dans les rues les consignes ne sont majoritairement pas respectées, la question de distance sociale n’existe que dans les rêves sinon certaines personnes avisées qui en tiennent compte. En outre, le transport en commun continue son petit bonhomme de chemin avec le frottement continuel des passagers, les gens s’empilent comme une liasse de poissons. C’est triste !

Et, dans les marchés publics, c’est en veux-tu, en voilà, la vie d’hier n’est pas différente de celle d’aujourd’hui, covid19 ou pas, nous persistons dans notre entrelacement habituel, y a pas de quoi pour modifier nos pratiques auxquelles nous nous attachons depuis des lustres. À côté de cela, le prix de certains produits ou articles importants pour l’occasion ( masques, clore, sanitzer, gingembre… produits alimentaires et cosmétiques) grimpe exponentiellement. Oui, le changement n’est jamais chose aisée, mais des fois, pour traverser certains obstacles, ne se révèle-t-il pas nécessaire de contourner nos habitudes ?

Plus loin, à un moment où les personnels de santé représentent les principaux acteurs de la cruelle scène imposée par la pandémie covid19, ils sont encore maltraités. Au point qu’aujourd’hui, sans gêne, nous parlons de grève au sein de nos hôpitaux publics déjà mal équipés. Avec raison, ils réclament de meilleures conditions de travail. Alors, sommes-nous sérieux ? Sommes-nous vraiment filles et fils d’une même patrie ? Distribution de sceaux signés par des rapaces de la République qui posent déjà stratégiquement leurs pions pour les jeux d’échecs, non pour les élections à venir. Ajouter à cela, on s’empresse encore à enregistrer les cartes d’identification de Dermalog, malgré les multiples dénonciations autour de cette affaire. Questions d’élections, intérêts mesquins, l’État, certaines personnes privées et des organisations internationales s’érigent en agents évidents de la propagation du virus dans le pays.

À signaler, certains chauffeurs demandent aux passagers de payer le double ou plus du prix normal du trajet juste pour limiter les nombres de personnes dans les taxis, peut-on infliger une telle punition à la population haïtienne à un moment où sa vulnérabilité sur le plan économique est à son plus haut degré ? Et qu’à l’échelle internationale le pétrole chute considérablement ? Hmmm !

Après avoir passé l’essentiel de leur temps à se jouer du peuple, à tout rafler, aujourd’hui pendant qu’on se trouve au beau milieu de l’océan sans gilet de sauvetage, perdus, déboussolés, ils nous constatent périr, sans être traversés par l’idée de nous venir en aide. En revanche, tout vivants, ils planifient déjà notre inhumation par milliers, ils préparent déjà des gouffres pour nous jeter piles par piles. Hmmm quel plan d’avenir pour le peuple cher à Dessalines ! Quelle infamie ! Ironie du sort, ils ignorent que le Covid-19 s’attaque sans distinction aucune à toute chair humaine.

De l’oral à l’action, le pouvoir en place se fait encore espérer. Dirait-on que même les ardeurs meurtriers du nouveau Corona-virus ne vont changer la donne. Ouf ! Laissez-moi terminer mon coup de remarque en paraphrasant Eric Arthur Blair dit George Orwell, journaliste et écrivain britannique du XXe siècle, qui eut à déclarer : << Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des Imposteurs, des voleurs, des traîtres n’est pas victime, il est complice. >> Les jours à venir s’annoncent donc sombres.

Haïti, mère chérie, à toi la main !

Mes civilités !

Chrismann Jean-Jacques TOUSSAINT
t.chrismann05@gmail.com

2 Commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s