Haïti, le pays où les chats sont les premiers complices des rats dévastateurs – AZ-INFOS

Ces dernières années Haïti assiste à la montée vertigineuse d’un gangstérisme sans appel de nombreux quartiers populaires, notamment à travers la capitale. Une situation qui a déjà fait couler un océan de larmes des yeux de nombreuses familles haïtiennes.

Des jeunes armés jusqu’aux dents sèment la pagaille dans le pays et décident quand l’entrée Sud de la capitale peut avoir des mouvements commerciaux, de la circulation ou non. Tout ceci, sans qu’aucune disposition ne soit prise du côté des autorités étatiques pour les freiner. Comment un Premier Ministre peut-il se permettre de négocier avec des bandits ? Quel est le pays où Jouthe serait encore au pouvoir après des propos si répugnants ?

<< Je sais échanger avec tous les bandits du pays depuis mon intronisation à la tête du Gouvernement >>, un flot de paroles dont le Premier Ministre n’a, semble-t-il, pas mesuré le poids. En effet, comment se tenir face à ces nombreuses gens endeuillées par les caprices criminels de ces malfrats pour faire une telle déclaration ? En regardant tous ces cadavres, tous ces corps décapités, ces rivières de sang rougeâtres qui apportent les cris désespérés de tant d’enfants devenus orphelins, de tant dames devenues veuves, de tant d’hommes devenus veufs, psychologiquement amputés de leurs enfants, de ces citoyens (ne)s paisibles culbutés dans tous les sens, toutes les directions et glissés dans les tiroirs sombres de la ville du non-retour, ça nous terrasse, c’est une tasse de fiel. Encore plus, lorsque des personnages publics nient la lourdeur de ce fardeau en s’asseyant avec ces hors-la-loi sur la table de la cruauté pour déguster les plats de chairs des filles et fils d’Haïti et s’abreuver de leur sang, sans gêne. Quelle ignominie !

La République a perdu ses couleurs, les intérêts l’emportent sur la vie humaine, c’est monstrueux. En effet, après que le Ministre de la justice, en l’occurrence Lucmane Delile, ait fait par de ses préoccupations sur la nécessité de contenir ces gangs armés, et ce par tout moyen possible, le Chef du Gouvernement lui ne l’entend pas de cette oreille, il ne veut pas les perdre. En réalité, ne sont-ils plus les principales têtes du même Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) ? En outre, comment le Premier Ministre peut-il prétendre changer ces monstres en agents de développement ? Des hommes qui, avec seulement un enlèvement ou une seule affaire houleuse, empochent des sommes mirobolantes, comment va t-on les rémunérer ? Comment ces bourreaux vont-ils s’exercer sous les yeux des victimes ? Hmmm !

Encore, ces déclarations montrent à clair qu’il n’y a aucune structure, aucune organisation au sein de ce pouvoir qui ne fait, comme toujours, qu’improviser, mais dommage à chaque fois contre les intérêts populaires. En fait, qu’en est-il de la Commission Nationale de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR) emmenée par le fameux Jean Rebel Dorcénat ? Est-on donc condamnés à ne pas avancer dans les lignées des prescrits institutionnels ?

Oui, M. jouthe, vous ne voulez pas les perdre alors que chaque jour ils nous enlèvent des membres de nos familles, des amis, des connaissances chères, des compatriotes ? Ah oui, vous avez magistralement réussi à cracher sur la mémoire de ces gens, victimes des griffes de ces féroces, vous avez réussi à donner actes aux indénombrables actions malsaines de ces voyous. Et, la République en prend note, oui la République en prend note Monsieur Jouthe ! Et le culte de la médiocrité se poursuit !

Plus loin, ces propos malencontreux viennent confirmer les dénonciations de certaines organisations de droits humains en Haïti telles RNDDH, Fondasyon Je klere et autres qui ne cessaient de parler d’un État-Bandit (connivence entre personnalités publiques et bandits), oui raison leur est offerte sur un joli plateau. Arnel Joseph, Izo, 5 Sekond, Ti Lapli et les autres ne sont pas de simples acteurs, ils sont bien appuyés. Aujourd’hui, la société civile devrait être en mesure de pousser illico ce Premier Ministre de facto à la démission, mais quelle société civile ? Ce n’est pas la nôtre, Une qui a perdu depuis grand temps son sens de responsabilité, qui assiste voler en fumée sa conscience citoyenne, qui s’est retirée de la barque de solidarité, qui s’est mise au rang des observateurs silencieux et inactifs. Ainsi constituée, elle ne peut rien exiger. funeste sort pour l’avenir de la République !

De cela, nous voyons clairement que les bandits sont guidés par des bras puissants et leurs agissements ne vont que continuer à se multiplier sur la peur, les cris, la désolation, les larmes, le désespoir de la population haïtienne.

Bref, une chose est certaine, le vent de changement soufflera un jour et emportera tout ce qui entrave le sentier de paix, de développement et de bien-être du peuple haïtien qui croupit dans la misère, la crasse, l’extrême pauvreté depuis des lustres. Mais toujours est-il que ce ce peuple doive se laisser toucher par les propos sensés de l’homme politique et intellectuel africain, Thomas Sankara, qui eut à déclarer : << Un peuple conscient ne saurait confier sa défense à un groupe d’hommes qu’elles que soient leurs compétences. Les peuples conscients assument eux-mêmes la responsabilité de leur défense. >>

À toi donc la main, peuple haïtien, peuple de grandes histoires, fais valoir ta conscience !

Mes civilités !

Chrismann Jean-Jacques TOUSSAINT
t.chrismann05@gmail.com

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