Danser avec des cercueils, un métier plutôt rentable – AZ-INFOS

Si aux funérailles, la plupart du temps, les pleurs, la tristesse et les regards perdus occupent les places de devant, mais avec ces africains c’est toute une autre affaire.

En effet, en plein covid-19 on a découvert des séquences de vidéos qui se font virales sur les réseaux sociaux où des hommes noirs bien portés sur le plan vestimentaire (noir et blanc) dansent et montent des chorégraphies de toute sorte avec des cercueils sur leurs épaules avec comme musique de fond la chanson «Astronomia», bien qu’un fait constaté pour violations de droits d’auteur. Cette pratique attire l’attention de plus d’un. En réalité, d’où vient cette étonnante façon de faire ? Et ces chorégraphes, qui sont-ils ?

Le Ghana et le Nigeria sont les deux pays où l’on s’adonne à de telles scènes. Par souci de créer de l’ambiance dans les cérémonies funéraires certains groupes de ces deux pays se spécialisent dans le métier de porter des cercueils en dansant juste pour apporter de la bonne humeur sur les visages et de la joie dans les cœurs. Si au début, ils n’étaient pas nombreux à le pratiquer, mais au fil du temps d’autres se sont laissés pris par la patrouille. Notamment, le groupe ghanéen Nana Otafrija.

Selon le Chef de ce groupe, Benjamin Aidoo, porter des cercueils est devenu un métier en Afrique. Ce dernier qui compte pas mal de dix belles années déjà dans le domaine a également fait savoir que son équipe s’est taillé une popularité par sa créativité. Il a fait savoir : « Au début au Ghana, les gens portaient la couleur noire lors des enterrements, les porteurs de cercueils eux portaient que du noir. Lorsque j’ai fait ce constat, j’ai décidé d’apporter un peu d’innovation en ajoutant des touches de couleurs»

En outre, il a fait savoir que son entreprise compte une centaine d’employés qui se spécialisent à porter des cercueils en dansant dans environ cinq (5) funérailles chaque semaine. Les prix varient en fonction du goût des clients.

Et, les prix peuvent varier de 180 à 270 dollars US . Avec six (6) personnes avec le cercueil sur leurs épaules, une septième pour donner le ton et une autre pour jouer de la flûte.

Benjamin Aidoo a poursuivi pour détailler les possibles affaires : pour la couleur « kilt » le prix est de $ 180 US, soit 800 cedis(monnaie ghanéenne), pour un vert on paie $ 203 US, soit 900 cedis et pour le blanc complet le coût s’élève entre 225 à $ 270 US, soient 1000 ou 1200 cedis.

Cela dit, si certains pensent qu’ils s’amusent après quoi pour rentrer bredouille ce n’est dutout pas le cas. Ils sont des employés normalement rémunérés. En ce faisant, ils permettent aux gens de ne pas pleurer la mort d’un proche, mais de célébrer la vie. Quelle belle manière de faire !

Par ailleurs, en émerveillant des admirateurs un peu partout à travers le monde, ne peut-on pas s’attendre à voir cette pratique étendre son jupon sur une plus grande portion de la population mondiale dans les jours à venir ?

Chrismann Jean-Jacques TOUSSAINT
t.chrismann05@gmail.com

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