Joseph Jouthe et Lucmane Délile, symboles d’un CSPN débridé – AZ-INFOS

Depuis l’intronisation du gouvernement en place, on ne cesse d’assister à des dérapages verbaux de la part de Joseph Jouthe, Premier Ministre et Lucmane Délile, Ministre de la justice. Le premier cité joue de droit le rôle de président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) et le second y évolue à titre de premier Vice-président. Cela dit, ils sont les deux principales têtes dudit conseil.

Aujourd’hui avec l’essor important de la technologie, la parole prend un poids bien plus considérable qu’avant, tant par sa force que par les différentes formes de propagation qui lui sont ouvertes. Il n’y pas plus que deux semaines on avait assisté avec la plus grande stupéfaction aux déclarations teintées de désinvolture et de maladresse de Premier Ministre Jouthe, aussi Président du CSPN, qui se vantait d’être en contact direct et régulier avec les bandits qui terrorisent la population haïtienne. Des hommes que le premier ministre a dit ne vouloir perdre sous aucun prétexte. Alors que la veille, le Ministre de la justice et vice-président du CSPN, en l’occurrence, Lucmane Délile avait déclaré que son équipe est prête à réduire en silence par tous les moyens ces hors-la-loi.

En fait, deux déclarations diamétralement opposées dans un temps ne dépassant pas les vingt-quatre (24) heures venues des deux soi-disant têtes de pont du CSPN. Une mésentente qui prouve tangiblement qu’il y a un déficit de planification et de communication au sein de cette troupe. N’est-ce pas une preuve d’amateurisme au sein de cette institution d’une portée vitale dans la question d’organisation sécuritaire dans le pays ?

Une première partie qui avait déjà suscité beaucoup de remous au sein de la société haïtienne. Surtout avec un premier Ministre qui ne cesse d’accumuler les gaffes alors qu’il occupe un poste extrêmement sensible. Une catastrophe pour un pays qui a donné de vrais intellectuels, mais gardés majoritairement loin de la sphère décisionnelle. Car barrière leur est montée juste pour créer de la place à des clowns politiques qui ne respirent qu’à empocher de l’argent en profusion tout en s’ironisant de la cause populaire.

En outre, après que les bandits aient cruellement transformée en but la passe qui leur a été offerte par M.Jouthe. Maintenant c’est le tour de Lucmane Délile qui n’a fait que les appeler à la vigilance et enfoncer les gens paisibles de ces quartiers dans un bouleversement encore plus étourdissant.

À rappeler que le ministre de la justice a donné un ultimatum de soixante-douze (72) heures à la population paisible pour quitter les quartiers concernés, sinon ils vont tous passer à l’attrape. Les questions à se poser, déplacer pour aller où ? Avez-vous bien mesuré vos mots Ministre? Il ne faut pas oublier qu’on est déjà sous la griffe du nouveau Corona-virus. Comment faire alors ?

Plus loin, évident aux yeux de tous, au lieu de mettre fin à ce problème, ils ont renforcé cette pratique dans les zones défavorisées. Jamais ils ne cherchent à couper la main qui alimente ces jeunes vulnérables, dirait-on des victimes qui se transforment en bourreaux. Avec de grands calibres à leurs dispositions, des munitions de toute pièce, ils agissent comme bon leur semble sans pouvoir écouter la voix de la raison. Donc l’État est le premier responsable de toute cette situation désastreuse. Puisse-t-il encore bénéficier de ses propres fautes ? Au détriment du peuple veut-il se servir du monopole de la violence légitime qui lui est reconnue ?

Rien n’est planifié, ils n’agissent qu’à leur propre profit. Les bandits ont déjà pris la leçon, ils se sont déjà bien réfugiés. Le CSPN ne cesse d’afficher sa face abjecte à un moment où le pays a un besoin criant de sérénité.

En tout cas, à ce massacre annoncé, les organisations des droits humains sont appelées à jouer leurs partitions, la société civile doit pour une fois se réveiller. Ce qui est annoncé n’a rien à voir à une éventuelle chasse des voyous. La population en a déjà trop subi, trop de massacres y ont déjà eu lieu ces derniers temps.

Si l’on veut voir des jours meilleurs sur le plan sécuritaire notamment, le Conseil Supérieur de la Police Nationale se doit d’avoir une bien meilleure organisation. Il n’y a pas de génération spontanée, toute bonne œuvre collective requiert de longues heures de travail en équipe acharné; avec des joueurs compétents et dévoués pour la cause commune. Les contenants doivent se trouver la meilleure alchimie possible entre eux derrière les rideaux avant de se présenter sur la scène.

Cessez messieurs de badigeonner le visage de l’État avec vos actes et vos paroles nauséabonds ! Cessez de piétiner le CSPN !

Il est temps que : « la personne qu’il faut à la place qu’il faut » ne soit plus une simple accumulation de mots. Ce sera de bonne grâce pour l’autre Haïti dont nous rêvons tous.

Mes civilités !

Chrismann Jean-Jacques TOUSSAINT
t.chrismann05@gmail.com

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