400 mawozo pour briser le fil de la vie de mon bébé et moi ! Adieu la vie ! Merci Haïti ! AZ-INFOS

Si la vie est sacrée ailleurs, mais en Haïti elle a perdu cette valeur depuis quelque temps avec une justice inexistante ou du moins manœuvrée au détriment de la masse populaire. Et, des sans foi ni loi qui décident de ce que sera la vie des gens. Alors qu’elle devait conduire son bébé à l’hôpital ce matin 03 août 2020, des malfrats ont décidé de les envoyer de préférence à l’autre bout du monde. En effet, les images se font déjà virales sur les médias sociaux, mais quelle horreur !

Leurs noms n’étaient pas aperçus dans le grand livre, comme la grande majorité de la population haïtienne, mais les cris de cette maman percent les oreilles de ses pairs, malgré plongée dans son silence mortel :

– Je n’avais pas demandé de partir, mais on m’en a forcée. J’ai résisté, j’ai pas voulu me fermer les yeux, mais le fil s’était déjà rompu, les balles des bandits légaux ne m’ont laissé aucune chance. D’un cœur endolori, j’avais déjà vu mon enfant courir à grande déboulée sur le boulevard des ténèbres, je n’avais qu’à le suivre; laissant derrière son futur qui se dessinait à peine.

– J’avais entendu parler de ces acteurs de l’escadron de la mort, aujourd’hui mon bébé et moi leur avons fait face, notre sort est cruellement scellé. Dites à nos pairs que nous n’avions pas envie de partir, mais ils nous en ont forcés. Dites-leur que d’autres ne voudront non plus partir, mais ils seront forcés, car les justiciers ne traînent pas au milieu de la masse.

– Ne criez pas JUSTICE, criez de préférence ASSEZ ! Criez pour faire entendre vos cris de détresse, criez pour que votre nom soit inscrit dans le grand livre de la vie, criez aussi fort que vous puissiez pour dissiper les vents sujets à basculer la branche de votre vie, criez pour ne pas partir comme mon bébé et moi dans cette épaisse rigole noirâtre, criez pour ne pas connaître le même sort que moi.
Criez ! Criez ! Criez ! Je vous avoue que la route tristement empruntée par ma progéniture et moi est des plus épineuses !

Ainsi, cette scène prend chair en Haïti, la terre pour laquelle Dessalines et consorts ont combattu à sang. Par ailleurs, monsieur l’État ou monsieur le Tard, quand vous rendrez-vous compte du tort que vous ne cessez de causer à cette population désemparée ?

Justice pour Haïti dont les filles et fils ne cessent de tomber sous les caprices criminels de bandits notoires liés aux grands dignitaires de l’État !

Paix à leur âme, Non !

Non, pas de paix possible pour ces deux nouvelles victimes, car elles partent dans un tournoiement d’esprit que même les dieux de la mort ne peuvent décrire !

– Nous n’avions pas envie de partir, mais on nous en a forcés ! Adieu la vie ! Merci Haïti !

Chrismann Jean-Jacques TOUSSAINT
t.chrismann05@gmail.com

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