Des journalistes agressés, bastonnés et séquestrés à la CSC/CA, Radio Télé Ginen proteste – AZ-INFOS

Ce mercredi 23 septembre 2020, des échauffourées ont eu lieu à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, au moment où le ministre des travaux publics, Joiséus Nader, avait décidé d’envahir les locaux de l’institution avec des hommes lourdement armés et encagoulés. En effet, cela a débouché sur des violations graves de droits humains et de la liberté de la presse. Notamment, des journalistes bastonnés et forcés à supprimer les informations déjà prises. À travers une note datée du 24 septembre 2020, la Radio Télé Ginen proteste énergiquement contre les agressions subies par certains journalistes dont un de ses membres.

La RTG a tenu à mettre à l’avis du grand public que son journaliste-caméraman, Samuel Dalemand a été l’objet d’agressions, de bastonnade et de séquestration sur la cour de la CSC/CA. « Les journalistes étaient sur les lieux pour recueillir des éléments d’information en tout professionnalisme, lorsque des employés et des agents de sécurité de la CSC/CA se sont mis à les chasser et à les bastonner. Tout à coup, un cadre arrive et demande que soient cessés ces tumultes, le moment pour lui de parler gentiment aux journalistes et leur proposer d’entrer dans une chambre pour aller discuter. En fait, les journalistes ont accepté sans résistance, ainsi, ils ont fermé la porte et ont demandé à ce qu’un juge de Paix vienne faire des constats », peut-on lire dans cette note de l’institution dirigée par Jean Lucien Borges.

C’est ainsi, à l’intérieur de cette chambre de ladite institution, les journalistes ont été forcés à supprimer les images déjà prises et à signer un procès verbal les responsabilisant des éventuelles circulations des images des évènements de la CSC/CA dans les rues. Et, certains de leurs matériels ont même été saisis. Et ce, sous les yeux de Pierre Espérance, défenseur de droits humains confirmé, qui n’a rien fait, ni dit pour défendre les journalistes de cette scène de violations de leurs droits. D’après la même note.

L’ancienne maison de Konpè Filo demande que lui soient restitués ses matériels saisis à l’intérieur de cette chambre sous de fortes pressions.

À cela, la RTG s’insurge contre cette pratique et dit avoir déjà porté plaintes à des instances internationales et des organisations de droits humains contre ces actes. En outre, elle promet qu’elle va mettre tout en œuvre pour faire respecter la liberté de la presse dans le pays.

Par ailleurs, n’est-il pas honteux qu’en 2020 on continue à agresser les personnels de la presse ? Comment peut-on interpréter le silence de M. Pierre Espérance face à tout cela ?

Chrismann Jean-Jacques TOUSSAINT
t.chrismann05@gmail.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s