Haïti, la pute de ses propres fils – AZ-INFOS

Haïti, la digne mère accoucheuse de la liberté des noirs, vit aujourd’hui en marge de la dignité qu’on lui a toujours connue. Une perte qui a pris forme graduellement jusqu’à atteindre cette limite qui ne peut provoquer autre que le dégoût. S’il est coutume de considérer les enfants comme les principales richesses des parents, le cas d’Haïti semble se placer dans une catégorie à part. En effet, un ensemble d’individus sur lesquels le pays devrait compter s’érigent en entrave à sa bonne tenue.

Au sein des trois grands pouvoirs de l’État (Législatif, Exécutif et Judiciaire), dans toutes les couches de la société, elle est prise d’assaut. Elle a ouvert à ceux qui frappaient avec insistance à la porte de son autorité, mais c’était pour son malheur. Depuis lors, elle ne cesse d’être violée par ses fils, en qui, elle avait ferme espérance.

Au fait, M. Le président, vous rappelez-vous avoir promis de respecter votre mère ? Vous pensez lui faire honneur en galvaudant ses institutions, alors que vous êtes censé le garant de leur bonne marche ? Cela ne vous dit rien de mentir comme une oraison funèbre au peuple sur le sacré bicolore et les lois de la République ? La risée du monde, la pitié incarnée, votre équipe étoffée de gangs et vous ne cessez de mettre à nue la nation haïtienne tout entière et la violer sur les places publiques de vos décrets et arrêtés attentatoires. Honte à vous !

M. Le garde des sceaux, vous pensez-vous être à la hauteur des tâches normalement incombées à tout individu occupant une telle fonction ? Vos actes sont tellement pitoyables au point que c’est faire tort aux rusés qui évoluent près de la Cathédrale de vous appeler « Minis bò katedral ». Aveuglé par vos actes malsains purement politiques, vous ignorez les notions de bases. C’est très indicateur que le mot « immunité » vous met à genou publiquement et affiche votre tête de garde des sots.

Individus des grands pouvoirs de l’État, de la presse, de la société civile et de l’opposition dite démocratique, cela ne vous dit rien de forcer Haïti, votre mère, de supporter votre étreinte ? Qu’y a-t-il de plus nauséabond que de transformer en notre pute la terre qui nous a vus naître et grandir ?

Avec mépris, peut-on défiler la liste des fruits de cette violence quotidiennement faite à Haïti : misère, délabrement des institutions, fédération des gangs, insécurité, absence de services de base, éducation aux abonnés absents, assassinats, pleurs, remords et… Où sont les fils qui ont juré de la protéger ?

Journalistes et artistes, n’avez-vous aucune gêne de tourner votre micro contre votre pays juste pour des miettes ? Policiers, ne sentez-vous pas vos bottes sur le coup des oubliés de la société qui peinent à respirer ? Politiciens, enlevez votre verge de la bouche de votre mère, elle brûle d’envie de vous rappeler qu’elle n’est pas votre pute, mais celle qui vous a donné naissance.

Oui, Haïti vit des jours sombres juste parce que de près ou de loin, ses progénitures se sont fait ennemies des valeurs qu’elle a toujours chéries. On n’a pas besoin d’un super héros; il n’y a pas de nécessité de se tourner ni vers Pouvoir, ni vers Opposition, les deux faces de la seule pièce de la honte, mais plutôt, vers des considérations particulières pour l’histoire de ce pays qui reste jusque-là l’une des plus belles que le monde ait connues. Réveillons-nous donc de notre torpeur ! Ce qui sera honneur et paix pour la mère de la liberté des Noirs, Haïti chérie !

Mes civilités !

Chrismann Jean-Jacques TOUSSAINT
t.chrismann05@gmail.com

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