Haïti, du chant des oiseaux au crépitement de fusils d’assaut – AZ-INFOS

Haïti connaît sans doute l’une des pages les plus obscures de son histoire. De partout, les cris de la nostalgie et du désespoir se font entendre. Ce pays qui, jadis, offrait un air calme à ses habitants, n’a aujourd’hui que de la terreur à leur tendre dans un plat ensanglanté. En peu temps, la république s’est fondue en champ de guerre entre gangs armés y ferraillant. À qui profitent ces scènes infectes ?

Il n’est pas sans savoir que depuis l’avènement du régime PHTK au pouvoir, Haïti ne fait même pas du surplace, mais a tout simplement emprunté le chemin du recul. Au point que nos voisins dominicains doivent utiliser leur longue-vue pour nous apercevoir loin derrière à débattre à peine dans la crasse. Quel gâchis !

Ce coin de terre où les oiseaux de toute race avaient autrefois choisi comme leur petite oasis est pris en otage par des bandits détenteurs de grands calibres; ils font chanter leurs armes; ils détruisent des âmes; ils anéantissent des vies; ils pillent… Un son confus et assourdissant qui remplace tristement le chant des oiseaux. Une douce mélodie qui manque cruellement aux sœurs et frères de Martissant, de Fontamara, de Carrefour-Feuille, de Bel-Air, disons d’Haïti, qui, mains vides rivées au ciel, sont obligés de laisser leur demeure en catastrophe. Car, les sauvages armés jusqu’aux dents par madame et monsieur je ne sais qui arrivent, boivent du sang et sèment du deuil sans gêne aucune.

Ils sont pour l’heure nombreux à dire être habitués au son de ces calibres de haute portée. Bon, n’est-ce pas qu’Haïti est encore sous embargo d’armes à feu? Bref, la complicité du binôme pouvoir-bourgeois corrompu nous guette de toute part. Çà et là, des chefs de gangs prennent place et font résonner leur cruelle musique dont jamais on ne saisira le sens. Le dialogue interhumain est remplacé par la force des armes. Et ce, pour le grand désarroi du peuple haïtien, notamment les enfants dont l’avenir semble dessiné sur une feuille de papier imbibée de sang. La scène est poignante !

Il est aujourd’hui impropre de parler de zones particulières de non-droit, c’est devenu un pays de non-droit. Au point que même les États-Unis, l’un des bras forts des malheurs d’Haïti, ont invité leurs nationaux à rayer Haïti de leur point de chute. Oui, c’est la terre aux bandits armés. La police nationale a perdu les pédales. Ce sont des policiers qui se cachent; s’enfuient ou encore s’immiscent dans le jeu des énergumènes.

À cela, combien de filles et fils de la nation ont jusque-là dansé leur dernière danse sous le crépitement de ces fusils d’assaut ? Combien nous en faut-il d’autres pour réveiller la nation haïtienne de sa torpeur ? La vie devient amère comme un bout de fiel pour un peuple en quête infinie d’une goutte de miel. À l’instar de Nid’Art le Slameur, dans son chef-d’œuvre intitulé : <<Lettre à ma race>>, on pourrait dire : « La mort vit, la vie meurt… ». Ainsi, à quand la résurrection de la vie en Haïti?

Toujours est-il que pour retrouver ce goût mélodieux de bonheur, il nous faut commencer par nous débarrasser de ces chenapans aux timons des affaires, les remplacer par de vrais humains, de vrais haïtiens, et faire de l’éducation notre principal cheval de bataille. Et, ce sera un espace requinqué pour toutes et tous !

La vie et l’avenir à Haïti !

Mes civilités !

Chrismann Jean-Jacques TOUSSAINT
t.chrismann05@gmail.com

Un commentaire

  • Antenor Wasenie

    C’est juste wow maître Chrismann ! J’apprécie ce tableau que tu as dépeint pour faire vivre tes émotions , tes frustrations et aussi faire passer tes désirs de changement tout en proposant en peu de mot une solution a cette crise……bravo et bonne continuité mon cher ami!

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